Lovin' & Laughin'. Journaliste mulimédia indépendant basé à Montréal. J'♥ les voyages, les mots, la photo, la vidéo, les publicités intelligentes et ce qui est artsy. Agnostique. Végétarien.
Depuis plus deux ans, grâce à ce blogue et mes comptes Facebook et Twitter, j’ai appris à manier ces outils d’une façon assez adroite. Le tout m’a d’ailleurs amené à créer quelques sites webs et être gestionnaire de communauté (Facebook et Twitter) pour plusieurs organismes. (À voir dans mon portfolio)
Il y a quelques mois, Patrick Dion, «auteur, chroniqueur, blogueur, chef-recherchiste à Vlog, pusher de liens et homme-à-tout-faire» est venu me poser quelques questions sur les OSBL dans les médias sociaux, sachant que je travaillais entre autres pour Don Magazine. Le tout était destiné au livre, récemment paru, intitulé «Comment devenir une STAR des médias sociaux», co-écrit avec Dominic Arpin et illustré par Yan Thériault.
Je connaissais évidemment presque tout ce qui était dit, baignant constamment dans le milieu, mais j’ai quand même apprécié cette lecture qui faisait une bonne récapitulation. Par contre, pour quelqu’un qui veut s’initier à Twitter ou mieux utiliser Facebook (notamment pour les pages professionnelles), cet outil est vraiment parfait. Bien écrit, souvent de façon ludique, il est aussi bien structuré. Il permet de bien comprendre les syntaxes, le fonctionnement et les possibilités de ces plateformes virtuelles. Je le conseille donc à ceux qui veulent commencer sur ces réseaux ou à ceux qui ne sont pas des professionnels.
Petit hic par contre: j’aurais aimé que les références aux noms d’utilisateurs Twitter des organismes ou personnes qu’on mentionne dans le livre soient systématiquement faites. (et pas juste parce que j’y suis!) Sinon ça aurait pu être fait en annexe?
Et me voici, à la page 69!
C’est quand même hot! Surtout que récemment j’ai aussi été dans le générique du documentaire Chercher le Courant!
Le 14 novembre 2010, je recevais dans ma boîte de courriels la cyberlettre hebdomadaire de la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec. Et alors que la FPJQ «ne s’étonne pas du rejet des offres de Quebecor qu’elle juge contraires aux valeurs fondamentales du journalisme», on retrouve juste à côté, dans la section des offres d’emploi, une pour le 24h et l’autre pour canoe, les deux appartenant à Quebecor.
Il y a un an, Pierre-Karl Péladeau décrétait un lock-out au Journal de Montréal.
Un mois plus tard, je m’étais rendu avec une collègue pour faire un topo dans le cadre d’un cours universitaire. J’ai l’impression que, malgré l’année qui a passé, ce topo est toujours d’«actualité».
Il y a bien sûr eu la création de RueFrontenac.com , qui connaît depuis un succès sur le web. Et pour prouver qu’ils étaient capables de continuer leur travail, ils ont continué a couvrir l’actualité. Les employés en lock-out ont ensuite créé une application iPhone pour leur site web, et présentement, ils offrent aussi une version «papier» en format PDF.
Il est aussi à noter que depuis que les employés du Journal sont en lock-out, ils critiquent sans cesse Quebecor et Pierre-Karl Péladeau.
Depuis l’automne dernier, je travaille au collège Stanislas et passe donc par le métro Outremont trois fois par semaine. Et à presque toutes ces fois, à l’entrée comme à la sortie du métro, il y un homme dans la vingtaine qui attend au bas des escaliers roulants en demandant de l’argent dans sa casquette qu’il secoue à l’approche des gens.
Aujourd’hui, je lui ai donné de la monnaie pour la première fois. En fait, c’était peut-être la deuxième ou troisième fois. C’était en tous cas une deuxième première fois. Ce que je veux dire, c’est que je réalisais simplement qu’au moment où des gens du monde entier se mobilisaient pour venir en aide à Haïti, il y avait en même temps des personnes qui souffraient ailleurs, des personnes qui souffraient ici.
Je ne voudrais par contre aucunement minimaliser l’importance des dégâts qui se sont produits sur l’île à cause des tremblements de terre. Au contraire, lire la suite // keep reading
Nous boycottons le 24 heures parce que:
en tant que québécoises et québécois, nous sommes trop intelligents pour se faire niaiser.
(n’oubliez pas de propager votre façon de penser pour que le plus grand nombre de personnes en soient conscientes)
Avec le 24 heures, il y a trois problèmes principaux:
A- la convergence, ce qui veut dire que tout penche vers un même but, qui est celui de profiter à Quebecor. ceci amène au deuxième point, qui est le problème de
B- la rigueur de l’information. Car dans notre société se voulant démocratique, il faut mettre la priorité aux bons endroits. Un journal se doit donc non seulement d’informer, mais de bien informer, ce qui n’est pas le cas du 24 heures.
C- en plus de mal informer, le contenu est presque complètement de la publicité. sans compter la publicité implicite qui est celle de l’auto-promotion, il y a celle de ceux qui paient pour leur publicité conventionnelle. (on s’étonne même du fait qu’il y a de la publicité de la concurrence tellement que…)
——————————————————— Nous boycottons donc le 24 heures, parce que
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1- premièrement, nous n’avons pas peur d’affirmer ce que nous pensons face à cette grosse machine qu’est Quebecor, peu importe les conséquences qui peuvent en résulter
2- nous croyons en notre pouvoir de consommateur
3- quand on sait une semaine à l’avance que la une du lundi matin sera consacrée à Star Académie…
4- on n’aime pas le fait qu’au lendemain de la soirée des Oscars (2009), le journal 24 heures était le seul quotidien montréalais à ne pas avoir en première page le grand gagnant qui était «Slumdog Millionaire». (indice de la une du 24h ce jour là: on était un lundi, voir le point 3)
5- on se demande vraiment si ce n’est pas une simple publicité présentée sous un «journal» qu’on nous donne à l’entrée du métro, quand la première page est une publicité du «7 jours» (appartenant à Quebecor), dans lequel on nous présente «Star Académie» (productions J, appartenant à l’animatrice Julie Snyder (amie de coeur de Pierre-Karl Péladeau, patron de Quebecor) et qu’on peut voir à TVA (Quebecor) si on a Vidéotron (compagnie de Quebecor), et dont les produits dérivés, comme les cds, seront bien mis en exposition chez Archambault (qui appartient à Quebecor)
…
en conclusion, on peut bien dire qu’on a le droit de se faire de l’auto-promotion, mais quand ça finit par un contrôle (et manque) d’information, on peut se permettre de douter de la bonne volonté de cette entreprise
LE MIEUX DANS TOUT ÇA, C’EST QUE NOUS AVONS LE CHOIX ! en plus de plusieurs autres quotidiens, il y en a même un qui est gratuit… (et non, ce n’est pas la compétition du 24h qui m’a demandé de créer ce boycottage)
Youssef Shoufan, le paria libre
http://www.youuussef.com/leparialibre
(et journaliste qui ne se fera probablement pas embaucher par Quebecor…)
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à partir d’ici, voici les autres raisons qui m’ont été rapportées par la suite et que je trouve intéressantes. merci.
je prenais le métro aujourd’ui et je me suis amusé à comparer les deux quotidiens gratuits montréalais qui sont le 24 heures et le métro.
page couverture
métro
Que reste-t-il de Kyoto ? Ce que le Canada a fait les dernières années pour améliorer l’environnement (rien)
aussi: Chavez qui pourra avoir un 3e mandat, la CRTC qui se penche sur la webtélé, Montréal en 10 coups de coeur, les Olympiades du cirque de la Tohu, la CSQ réclame un sommet contre le décrochage et une chronique (par Antoine Char, un ex prof ! ) sur Obama.
24 heures
Star Académie: l’aventure se poursuit pour Jean-Philippe et Maxime (I just don’t give a fuck…)
aussi: projets controversés sous la loupe (hein ?), tournée de Hillary Clinton en Asie et la victoire du junior de Montréal.
Voici ce que je trouve pathétique: le choix du 24 heures de faire la couverture avec Star Académie, quand on sait que le quotidien gratuit ainsi que l’émission de télé appartiennent à Quebecor. ah oui, j’allais oublier: avec qui sort Julie Snyder, l’animatrice de l’émission ? Pierre-Karl Péladeau, PDG de Quebecor. On pourrait aller plus loin, mais je vais arrêter ici.
Publicité
Bon… oublions en premier le fait que mettre en première page est une auto-publicité.
Ce qui retient mon attention, c’est le fait qu’il y ait une publicité de Bell dans le 24 heures ! (Bell étant un compétiteur de Vidéotron, compagnie appartenant à Quebecor…) Ok c’est sûr que la pub vient plus tard dans le journal, mais bon
Par ailleurs, il n’y a que la pub de Bell dans le Métro.
C’est sûr que’une compagnie peut faire ce qu’elle veut, alors à vous de voir si vous voulez cautionner la convergence…
Où suis-je!?
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