Lovin' & Laughin'. Journaliste mulimédia indépendant basé à Montréal. J'♥ les voyages, les mots, la photo, la vidéo, les publicités intelligentes et ce qui est artsy. Agnostique. Végétarien.
Tous trois des sujets qui me passionnent, et qui, combinés ensembles, donnèrent cet article que je suis très fier d’avoir écrit pour la première édition de Pink-Gore, magazine d’art international, contemporain et «underground».
Art et information: combinaison photographique explosive
Robert Capa, Alberto Korda et Nick Ut étaient tous au bon endroit, au bon moment. Le premier pendant la guerre civile espagnole en 1936, photographiant le moment exact de mort d’un combattant. Le deuxième, immortalisant Ernesto Guevara avec cette fameuse photo du «Che». Le troisième pendant la guerre du Vietnam, montrant les souffrances de Phan Thị Kim Phúc et d’autres enfants, tous dévastés par le napalm. Trois photos parmi tant d’autres qui sont devenues des empreintes historiques.
(J’ai vu l’originale de Robert Capa dans un musée à Madrid en Espagne en 2009!)
Il paraît qu’on a inventé des machines qui peuvent poser des questions à des humains, analyser des parties de baseball, etc.
Mieux encore, ces robots pourront, en quelques fractions de secondes, rédiger des articles sous différents angles possibles, dépendamment du lectorat, et ce, de façon neutre et sans fautes.
Tout comme les athlètes qui sont de plus en plus rapides d’une édition à l’autre des Jeux olympiques, la transmission de l’information l’est elle aussi. Et ces nouvelles ne sont pas seulement transmises de plus en plus vite, mais aussi de diverses façons et de presque n’importe où.
Avec des appareils comme les iPhone ou les Blackberry et des réseaux sociaux comme Twitter, Facebook, Youtube ou Flickr, les nouvelles, photos et vidéos se partagent maintenant instantanément avec le monde entier.
Et comme ces appareils ne sont pas excessivement dispendieux, un grand nombre de citoyens peuvent se les procurer. Armés de leurs outils, ceux-ci côtoient donc les médias traditionnels pour couvrir à leur façon tous les types d’événements.
À la manifestation lors de la journée d’ouverture des Jeux olympiques, par exemple, des caméras venant de partout étaient constamment pointées en direction de la foule, faisant en sorte que presque n’importe quel mouvement était scruté à la loupe. Manifestants comme policiers savaient donc que leurs gestes allaient difficilement passer inaperçus.
2.0
Erica Zucco et Brian D. Pellot, deux étudiants américains en journalisme, font quant à eux partie des journalistes nouveaux genre, des journalistes 2.0.
Pendant quelques jours, ils sont venus à Vancouver pour couvrir à leur façon les Jeux olympiques. Simplement munis d’un iPhone (qui a été amélioré en y ajoutant notamment un microphone), les deux jeunes journalistes n’ont pas besoin d’autres appareils pour mettre leurs produits en ligne. « Nous pouvons faire nos reportages de n’importe où. Nous marchons dans les rues, en prenant des photos et du son, et voilà », explique Brian.
En plus de simplement capter les images et le son, Erica et Brian peuvent directement faire du montage avec leur appareil, en utilisant un logiciel simple d’utilisation. « Pour un journaliste indépendant ou en déplacement, c’est une bonne façon de faire des reportages très très rapidement, pour ensuite les envoyer par courriel au patron », continue de dire Brian.
Rapidité de l’information ne rime par contre pas nécessairement avec la qualité de celle-ci. Puisque n’importe qui peut s’exprimer sur la sphère publique qu’est l’internet, la quantité de nouvelles devient excessivement grande. Le citoyen qui cherche à bien s’informer sur un événement en particulier doit donc garder en tête son bon sens pour être capable de juger de la qualité de ce qu’il voit et entend, comme lorsqu’il devait le faire avec les médias traditionnels d’ailleurs.
merci infiniment à mon frère Zaïd Shoufan pour l’aide apportée à la conception de cette animation, faite entièrement dans la nuit blanche du 7 au février, juste avant mon passage à Vancouver (et Whistler) du 8 février au 2 mars 2010 !!!!
merci aussi à Franco Médias 2010 qui me permet de couvrir les Jeux olympiques pour eux.
Le plus intéressant là-dedans? L’échange que j’ai ensuite avec mon ami Joseph Elfassi concernant la compatibilité entre la politique et le journalisme. Il y a aussi Léonard Langlois qui a glissé un petit mot!
1990-1991, guerre du Golfe
Pierre Foglia, chroniquer à La Presse, a alors écrit plusieurs articles
voici mes parties préférées
jeudi 24 janvier 1991
(…)
je suis donc monté à la frontière irako-jordanienne, un voyage très long et ennuyeux dans un vilain désert de pierres noires. À un moment donné, je demande au chauffeur:
-Est-ce qu’il y a des animaux qui vivent là-dedans?
Il me répond mécaniquement:
Yes. Rabbits! Full of rabbits. Plein de lapins!
Le fou rire me prend. Lapin est un de mes mots fétiches. Je mets des lapins partout. Sauf qu’ici, non. Ils mangeraient quoi ? Du sable, ils chieraient de la pierre ? Anyway, le chauffeur finit par m’avouer lire la suite // keep reading