La journée avait mal commencé. La veille, je perdais mon portefeuille; un des événements les plus désagréables qui puisse arriver à quelqu’un. Perdre de l’argent, désactiver les cartes, les refaire, etc. Mais pire encore quand ça tombe à un moment où elles devaient être utilisées d’une façon plus intense.
Malgré tout, après avoir fait la revue de presse quotidienne de Fréquence VIH, je me dirige vers mon premier rendez-vous, à Radio-Canada, pour accorder une entrevue radiophonique à Leo Kalinda qui voulait mon opinion sur la situation en Syrie et au Moyen-Orient. Vous pouvez réécouter le tout ici (à 31:25*), mais s’il fallait résumer mon opinion, ça se ferait en trois temps:
- Les réseaux sociaux facilitent le partage de l’information. Principalement: Twitter pour la rapidité de celle-ci, et Facebook pour le rassemblement des idées et des causes. Le système n’est peut-être pas encore parfait, et il y a de la censure et du contrôle de l’information qui est encore fait, mais c’est déjà mieux qu’avant.
- John F. Kennedy l’a très bien dit: ”Those who make peaceful revolution impossible will make violent revolution inevitable.”
- Pour conclure (non retenu pour le reportage), monsieur Kalinda me demande ce qui faisait en sorte que quelqu’un s’intègre bien à une communauté d’accueil lors d’une émigration. Je lui dis que c’est en s’accommodant et faisant plus ou moins les mêmes activités socio-culturelles que la population d’accueil. Mais aussi que c’est lorsqu’on ne se pose justement plus la question de savoir si on fait partie ou non de cette communauté. Et à partir de ce moment alors, on peut dire qu’on ne fait qu’un avec celle-ci.
Entrevue terminée, je retourne dans mon quartier où je dois passer à la banque puisque je n’avais plus mes cartes de crédit et débit, (banque qui n’ouvrait qu’à 10h, alors je ne pouvais y aller avant!). J’habite à Saint-Laurent (Montréal), et c’est Stéphane Dion du Parti Libéral du Canada qui est le député de ce comté qui est une forteresse libérale depuis très longtemps. Partout dans l’arrondissement, puisque nous sommes maintenant en campagne éléctorale fédérale, on voit des pancartes de monsieur Dion. Vraiment beaucoup de pancartes, et plus encore au métro Côte-Vertu, un endroit achalandé. J’avais déjà pris une photo tellement je trouvais ça drôle d’en voir autant, mais quoi de mieux que de croiser Stéphane Dion avant de reprendre le métro pour retourner au centre-ville?
Évidemment,j’en profite pour lui demande de poser… à côté de lui-même

si vous observez bien, vous trouverez sept fois Stéphane Dion ![]()
(vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir)
Alors malgré mon portefeuille perdu, monsieur Dion mettait lire la suite // keep reading



