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Conférence à l’Université de Montréal – Dynamique de la coopération

Lors d’un souper à Vienne cet été, Bastien Lamontagne, président de Fréquence VIH mais aussi chargé de cours à l’Université de Montréal (UdeM), me demande si je serais intéressé de venir dans une de ses classes en automne (PPL 2025) pour parler de mon expérience. Sans besoin de réfléchir, je dis immédiatement oui, et c’était le 26 octobre 2010 que je prenais la parole, pendant plus d’une heure, pour discutter de ma (modeste) expérience en coopération.

Et c’est justement de cette façon que je me suis introduit: «Je n’ai que 23 ans et vous êtes tous plus vieux que moi! Qu’est-ce que j’ai à vous apprendre!?!?»

C’était par contre le but: prouver qu’on n’a pas besoin d’attendre quoi que ce soit pour s’engager, et que souvent, il suffit simplement d’avoir des idées et de foncer!

Présentation

Voici la présentation qui accompagnait mon propos, ainsi que les vidéos qui jouaient!
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de Twitter au McDo

Un an environ après mon voyage au Burkina Faso, je lis dans mon fil twitter un message de @veroxray , qui, vous le verrez, mènera loin!

Le fameux «Mc Donald»

(Véronick en vert et moi-même en bleu) lire la suite // keep reading



Opération Solidarité

En 2011, le Canal D présentera une série de documentaires sur la coopération internationale canadienne. Mais pas besoin d’attendre jusque là pour avoir accès au beau travail qui est fait.

Premièrement, on pourra suivre toute l’équipe grâce à son blogue où est raconté ce qui est fait sur le terrain présentement (printemps-été-2010, à Cuba, au Nicaragua et au Pérou et en Bolivie (où j’ai été en 2008 :D  ).

Mais aussi, et surtout, on peut avoir des extraits non utilisés de vieux documentaires (Mission: fraternité et Africorama), aussi présentés à Canal D. Présentés en de courtes capsules, souvent d’atmosphère comme leurs titres l’indique, ces extraits sont très chaleureux. Bravo aussi à mon amie Sabrina Hammoum (@madameh) pour son travail de montage des capsules.

Je vous laisse maintenant naviguer dans ce bel univers par vous-même!

p.p.s. J’aime vraiment les mille et un jobs que je fais, mais voilà un truc duquel je suis, je dois l’avouer, un peu jaloux!



Le bourgeois (très) gentilhomme

Vous le savez peut-être, je suis allé au Burkina Faso l’été dernier et j’ai un peu travaillé dans le domaine du VIH/Sida.

En revenant, je me suis parti un projet concernant la levée de fonds pour l’achat d’un deuxième camion de dépistage et d’animation dont la région où j’étais a grandement besoin. (un photo-reportage et plus de détails à venir!)

Alors voici mon offre pour commencer à ramasser l’argent!
J’ai deux billets pour la représentation du 15 janvier 2010 à 20h de la pièce Le Bourgeois Gentilhomme présentée au TNM (parce que je la couvre pour info-culture.biz), et j’amènerai avec moi la personne qui misera le plus grand montant dans les commentaires!

Faites-vite! Les enchères se terminent le jeudi 14 janvier à minuit!

Merci infiniment de participer à ce projet qui me tient à coeur :)
Au plaisir de voir la pièce avec vous!



carnet 2 – de Casa à Ouaga

Casablanca

Malgré le décalage de trois heures de mon avion à Montréal, j’ai réussi à courir pour devoir finir mes bagages! Et à l’aéroport, j’étais le dernier de mon vol à enregistrer ses valises: après mon passage, ils ont fermé le kiosque de Royal Air Maroc! Un jour je vais vraiment la manger en pleine face…

On part finalement pour Casablanca. Quelques heures en avion. Pendant le trajet, le pilote s’excusera au moins mille fois du délai! Mais plus il rappelait que l’avion était en retard… plus on s’en rappelait! Ha ha. On commence par le souper. Du bon tofu pour ma part. Miam miam. Ça aidera à accompagner la malarone, cette pilule qui doit être prise à tous les jours, environ à la même heure, pour prévenir le paludisme. Ou la malaria si vous préférez. Combien coûtent ces pilules? 80 comprimés pour environ 400 dollars. C’est vraiment fou. Vivent les assurances…
On arrive enfin à Casa (11h am, heure locale), et puisque notre vol pour Ouagadougou n’est que vers 23h, nous avons une chambre réservée pour la journée. Alors que les filles de mon groupe décident de visiter la ville, je choisis pour ma part de rester profiter de la piscine et de relaxer. En plus, j’ai déjà visité le Maroc et je repasse par Casablanca à notre retour.

Saut à Casablanca
petit «saut» à Casablanca!

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photo-shoot avec un chat à Casa

Ouagadougou

Quelques autres heures d’avion, pendant la nuit, pour finalement arriver en territoire sub-saharien. Il pleut et c’est la première vraie pluie de la saison. On nous dira plus tard que nous l’avons amenée avec nous ;) Et grâce à celle-ci, la température ambiante est plus fraîche. Combien de degrés Celcius? «Seulement» 22! Un homme derrière moi me raconte qu’il avait parlé à sa famille burkinabée pendant la journée et qu’elle lui avait dit qu’il faisait vraiment chaud au pays. Je lui demande combien, en semi blague, et il me répond par un simple: «TRÈS chaud…»

Notre accompagnatrice Flavie, qui préparait notre arrivée la semaine d’avant, nous attendait à l’aéroport. Le plus petit et le plus pauvre que j’ai jamais vu: la pluie ne faisait pas seulement baisser la température de l’air, mais aussi la qualité de l’aéroport. La pluie passait en effet à travers le toit, pour créer une flaque d’eau vraiment grande recouvrant toute la largeur du corridor d’une quinzaine de mètres menant vers la sortie. Il est alors possible de passer en son milieu comme le fait la majorité des gens en sandales, ou en longeant le mur sur la pointe des pieds pour éviter le plus possible d’être mouillé…

Des chauffeurs nous amènent vers un couvent situé au centre-ville de la capitale où nous passerons notre court séjour à Ouagadougou avant de se rendre à Banfora où nous ferons notre stage. Comme nous sommes arrivés tard la nuit, nous n’avons presque rien vu de la ville. Sauf peut-être les geckos vraiment hots qui courent partout! :D Il fait vraiment chaud dans la chambre où Maxime et moi dormons, mais au moins il y a un ventilateur. Et c’est quand même assez luxueux. On finit par assez bien dormir!

Madi, 6e année

Le lendemain, on part pour notre premier repas au pays. Dans la ruelle à la sortie du couvent, j’aperçois un homme qui travaille sur les pieds d’un client. Mais il fait trop chaud et ce client porte des sandales; il n’est donc pas en train de cirer ses chaussures. L’homme qui travaillait était en fait en train de nettoyer les pieds et de couper les ongles de son client…

On arrive un peu plus tard au restaurant, et on commande quatre sortes d’assiettes qu’on partagera. Riz, sauce aux arachides, oignons caramélisés, légumes (et de la viande pour les sept autres). Accompagné d’un bon Fanta orange, c’est un superbe repas. «Dommage» que ce soit un resto sénégalais pour notre première expérience culinaire au «pays des hommes intègres»!

Au retour vers le couvent, j’aperçois dans la ruelle d’à côté quatre garçons regroupés. Je commence à parler avec eux (la majorité parle français), et ma conversation avec leur «leader» va comme suit:

- Salut! Comment tu t’appelles?
- Madi :)
- Vous habitez ici les quatre?
- Pas loin
- Tu as quel âge?

Et BANG. Ses trois amis commencent à rire de lui alors qu’il ne sait quoi répondre. J’ai posé la mauvaise question. J’ai eu un mauvais réflexe. En fait, il faut savoir que contrairement au Québec, les enfants ne savent pas tous ils ont quel âge. On me l’avait déjà dit, mais j’ai oublié. Je demande malgré tout aux trois autres pourquoi ils rient. «Il n’a pas son acte de naissance!» Pour essayer de me racheter, je lui dit que ce n’est pas grave et lui demande il est en quelle année. Madi me répond qu’ils sont tous dans la même classe de sixième année. C’est vrai qu’ils avaient l’air d’avoir 11-12 ans…

Mon attention se tourne vers:

  • le fait que ça ne sert à rien de recycler et de faire attention à l’environnement en Occident si on ne fait rien en même temps pour aider les pays en voie de développement qui polluent vraiment beaucoup: on vit sur la même terre et la même atmosphère après tout…
  • il y a d’ailleurs un million de motos ici. Vraiment! Avec l’auto et les bicyclettes, c’est un moyen de transport très utilisé. Pas mal polluant aussi…

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motos à Ouaga

  • le prix d’une moto tourne autour de 1000$. le gaz coûte beaucoup plus cher proportionnellement par contre: plus d’un dollar le litre… et 1 dollar, c’est environ 400 francs CFA, la monnaie du Burkina Faso. Pour vous donner une idée, un souper au resto coûte dans les 2000 francs, donc 5$. Une bière de 66cl (he he, merci au système métrique) coûte environ 600 francs, donc 1,5$ L’eau, quant à elle, coûte 1$ le litre en moyenne. Moins si elle n’est pas froide.
  • il faut boire l’eau froide rapidement: elle devient chaude très vite avec la température qu’il fait! L’inverse est bon pour la nourriture cuisinée: elle reste chaude très longtemps!
  • les températures? Entre 25 et 30 la nuit, entre 35 et 45 le jour. C’est chaud. Mais on s’habitue… Et il y a la sieste entre 1h et 3h de l’après-midi, pendant les heures les plus chaudes: j’adore ça :D
  • beaucoup d’autres choses encore :)

Qu’est-ce?

L’eau en sachet? Le bouillon de viande? La pilule contre la malaria? La fatigue? Les ustensile mal lavés? Ma brosse à dent que je nettoie avec l’eau du lavabo? Une piqure de moustique? Ou alors une combinaison de tous ces facteurs? Tellement d’options que ça ne valait pas la peine de perdre mon temps à trouver pourquoi j’ai été malade. Mais même si c’était vraiment pénible entre 22h et 4h du matin de ma troisième nuit en Afrique de l’Ouest, c’était au moins réglé dès le lendemain… Et j’espère aussi que mon estomac est bien prêt pour tout le reste du voyage…

(C’est drôle parce qu’on avait joué au jeu des prédictions de qui allait tomber malade en dernier, et une des stagiaires, Marie-Pier, avait prédit que ça allait être moi! Ha ha! Dans tes dents Marie-Pier!)

Enfin, pour les derniers jours à Ouagadougou, nous visitons un peu la ville, et nous sommes aussi allés aux bureaux d’Oxfam-Québec et de l’Ambassade du Canada. On a aussi visité le musée national du Burkina dans lequel il y a une exposition extrêmement intéressante sur les masques. Mais comme ce message commence à être pas mal long, je vous garde les explications sur les masques pour un autre moment. Ah oui. Je vous parlerai aussi des cousins de plaisanterie. C’est VRAIMENT hot.

Pour l’instant, on part pour Banfora, qui se trouve à 7-8 heures de bus au sud-ouest de Ouagadougou. Là-bas, nos familles d’accueil nous attendent, et nous commenceront tout de suite notre stage à la radio.

Un merci sincère pour la lecture.
À bientôt.



carnet 1 – Jour J: départ … ou arrivée ?

Et voilà, c’est parti. Aujourd’hui est le jour de mon départ au Burkina Faso.  Mais AVANT TOUT, c’est le jour de l’arrivée. C’est en effet officiellement aujourd’hui que je peux dire que j’ai vraiment fini  mon baccalauréat en journalisme. C’est aujourd’hui que je peux dire que j’ai vraiment fini mes stages du bac. C’est vraiment la fin. Fini. Point. J’ai 21 ans et j’ai un baccalauréat en main. wow.

Mais j’étais véritablement tellement occupé cette session (pas cool), que lorsqu’on me demandait si j’avais hâte pour le départ, je ne savais pas vraiment quoi dire, puisque j’avais tellement la tête ailleurs que je n’y pensais même pas. Et ce, même si mon équipe et moi nous préparons pour ce grand voyage depuis plusieurs mois déjà… Je me rappelle d’ailleurs m’être souvent dit au cours de la dernière session que le jour allait arriver où je pourrai enfin dire que tout ça était vraiment fini. Ce jour là est arrivé.

Mais il faut dire que depuis quelques jours, je sentais mon départ s’approcher: nouvelle carte de crédit à aller chercher, magasinage à faire, travaux à mon job à l’IEIM à compléter, demande d’admission pour la session d’automone (en philosophie :D ) à compléter, etc. Les jours avant mon départ étaient de moins en moins nombreux.

Mais c’est VRAIMENT fou comme le tout est finalement entré dans l’ordre. J’essaie de trouver une belle métaphore pour essayer d’expliquer le tout, mais je n’y arrive pas…. Il y a simplement TOUT, malgré le chaos apparent, qui est entré dans l’ordre, tout simplement. Ces milliers de choses que j’avais à faire pendant les quelques derniers jours. Et j’en suis très heureux.

Ah oui, il me manquait techniquement une dernière chose que je n’avais pas terminée: mon rapport de stage. Oops!

Mais j’ai reçu un appel à 17h me disant que notre vol à partir de Montréal était retardé de 20h à 22h45.

OH OUI.

J’ai alors laissé tous mes bagages qui n’étaient pas encore prêts, et je suis allé prendre une bonne bière au soleil bien chaud avec mon ami Tarek qui était venu me dire aurevoir. Il pensait ne rester que quelques minutes puisque j’étais pressé… mais finalement non!

C’est par contre plus dommage pour les gens qui ne sont pas à la dernière minute comme moi: ils devront attendre quelques heures de plus à l’aéroport puisqu’ils sont partis à l’avance…

Ah oui. Merci aussi à ma procrastination, car si j’étais sorti plus tôt de chez moi, je n’aurais pas seulement mal complété mon rapport de stage, mais plus important encore, je n’aurais pas pu passer saluer ma grande tante à qui j’avais promis que j’allais repasser la voir avant mon départ…

Comme je disais: tout est bien qui finit bien.

Je vous laisse donc enfin, pour vous revenir bientôt avec des histoires un peu plus juteuses et exotiques! Pour l’instant, je retourne finir mes bagages, et je tenterai de ne pas arriver en retard à l’aéroport une autre fois.



Où suis-je!?

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