En 2008, pendant un voyage en Amérique du Sud, j’ai rencontré dans une auberge de jeunesse un couple d’Israéliens à qui j’ai demandé de m’apprendre quelques mots en hébreux, question de me familiariser avec la langue et la culture, et peut-être un jour mettre à profit ces connaissances
Trois ans plus tard, cette fois en Italie attendant plusieurs heures à l’aéroport, je me trouve une (rare) prise électrique, question de brancher mon ordinateur et regarder des films. Sur cette même prise s’était installé avant moi un couple à qui je demande par politesse (en anglais) si je peux moi aussi utiliser la prise, et ils me répondent que oui, bien sûr, je pouvais.
Je m’installe donc, et pendant que je regarde mon film, j’entraperçois leur conversation, et réalise qu’ils parlent en hébreux. Une heure plus tard environ, alors qu’ils rangeaient et quittaient, je les salue en leur lançant un «layla tov».
Layla tov signifie «bonne nuit» en hébreux. Étonnés que «je parle hébreux» les deux me rendent la pareille, en me souhaitant à moi aussi, souriants, layla tov.

