Tout comme les athlètes qui sont de plus en plus rapides d’une édition à l’autre des Jeux olympiques, la transmission de l’information l’est elle aussi. Et ces nouvelles ne sont pas seulement transmises de plus en plus vite, mais aussi de diverses façons et de presque n’importe où.
Avec des appareils comme les iPhone ou les Blackberry et des réseaux sociaux comme Twitter, Facebook, Youtube ou Flickr, les nouvelles, photos et vidéos se partagent maintenant instantanément avec le monde entier.
Et comme ces appareils ne sont pas excessivement dispendieux, un grand nombre de citoyens peuvent se les procurer. Armés de leurs outils, ceux-ci côtoient donc les médias traditionnels pour couvrir à leur façon tous les types d’événements.
À la manifestation lors de la journée d’ouverture des Jeux olympiques, par exemple, des caméras venant de partout étaient constamment pointées en direction de la foule, faisant en sorte que presque n’importe quel mouvement était scruté à la loupe. Manifestants comme policiers savaient donc que leurs gestes allaient difficilement passer inaperçus.
2.0
Erica Zucco et Brian D. Pellot, deux étudiants américains en journalisme, font quant à eux partie des journalistes nouveaux genre, des journalistes 2.0.
Pendant quelques jours, ils sont venus à Vancouver pour couvrir à leur façon les Jeux olympiques. Simplement munis d’un iPhone (qui a été amélioré en y ajoutant notamment un microphone), les deux jeunes journalistes n’ont pas besoin d’autres appareils pour mettre leurs produits en ligne. « Nous pouvons faire nos reportages de n’importe où. Nous marchons dans les rues, en prenant des photos et du son, et voilà », explique Brian.
En plus de simplement capter les images et le son, Erica et Brian peuvent directement faire du montage avec leur appareil, en utilisant un logiciel simple d’utilisation. « Pour un journaliste indépendant ou en déplacement, c’est une bonne façon de faire des reportages très très rapidement, pour ensuite les envoyer par courriel au patron », continue de dire Brian.
Rapidité de l’information ne rime par contre pas nécessairement avec la qualité de celle-ci. Puisque n’importe qui peut s’exprimer sur la sphère publique qu’est l’internet, la quantité de nouvelles devient excessivement grande. Le citoyen qui cherche à bien s’informer sur un événement en particulier doit donc garder en tête son bon sens pour être capable de juger de la qualité de ce qu’il voit et entend, comme lorsqu’il devait le faire avec les médias traditionnels d’ailleurs.
Il y a un an, Pierre-Karl Péladeau décrétait un lock-out au Journal de Montréal.
Un mois plus tard, je m’étais rendu avec une collègue pour faire un topo dans le cadre d’un cours universitaire. J’ai l’impression que, malgré l’année qui a passé, ce topo est toujours d’«actualité».
Il y a bien sûr eu la création de RueFrontenac.com , qui connaît depuis un succès sur le web. Et pour prouver qu’ils étaient capables de continuer leur travail, ils ont continué a couvrir l’actualité. Les employés en lock-out ont ensuite créé une application iPhone pour leur site web, et présentement, ils offrent aussi une version «papier» en format PDF.
Il est aussi à noter que depuis que les employés du Journal sont en lock-out, ils critiquent sans cesse Quebecor et Pierre-Karl Péladeau.
Avez-vous vu les nouveaux bus montréalais 2009 ? Je sais pas pour vous, mais la première fois que je les ai vus, je pensais que c’était une pub de Bell ! t’sais avec les bouts de lettres qu’on voit dépasser…
mais non… c’est juste le nouveau design…
voici les nouveaux bus:
et voici une des pubs de la campagne virale amorcée en 2008
(n’oubliez pas la Bell faute d’orthographe)
Conspiration
ma question: est-ce que Bell SAVAIT que les autobus allaient ressembler à ça ?
avaient-ils prévu leur pub en conséquence, pour que maintenant chaque fois qu’on voit un autobus on pense à Bell ?
j’avoue que j’ai l’air de pousser loin, mais j’ai aussi l’impression que c’est TRÈS possible…
parlant de conspiration, voici une dame qui n’a très probablement JAMAIS passé son cours de physiques au secondaire. c’est pathétique. point.
elle ne connaît probablement pas non plus Pink Floyd
cette semaine, j’ai vu un extrait à I-Médias sur TQS où «Martin Pelletier fait le tour de l’actualité», et ça m’a tout simplement CHOQUÉ. à cause de la désinformation qu’on y fait…
vous allez comprendre en voyant le vidéo ci-dessous, qui se veut être ma réplique, parce que je ne pouvais pas laisser passer ça comme ça…
en espérant seulement que TQS assume son message et ne fasse pas de plaintes…
Nous boycottons le 24 heures parce que:
en tant que québécoises et québécois, nous sommes trop intelligents pour se faire niaiser.
(n’oubliez pas de propager votre façon de penser pour que le plus grand nombre de personnes en soient conscientes)
Avec le 24 heures, il y a trois problèmes principaux:
A- la convergence, ce qui veut dire que tout penche vers un même but, qui est celui de profiter à Quebecor. ceci amène au deuxième point, qui est le problème de
B- la rigueur de l’information. Car dans notre société se voulant démocratique, il faut mettre la priorité aux bons endroits. Un journal se doit donc non seulement d’informer, mais de bien informer, ce qui n’est pas le cas du 24 heures.
C- en plus de mal informer, le contenu est presque complètement de la publicité. sans compter la publicité implicite qui est celle de l’auto-promotion, il y a celle de ceux qui paient pour leur publicité conventionnelle. (on s’étonne même du fait qu’il y a de la publicité de la concurrence tellement que…)
——————————————————— Nous boycottons donc le 24 heures, parce que
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1- premièrement, nous n’avons pas peur d’affirmer ce que nous pensons face à cette grosse machine qu’est Quebecor, peu importe les conséquences qui peuvent en résulter
2- nous croyons en notre pouvoir de consommateur
3- quand on sait une semaine à l’avance que la une du lundi matin sera consacrée à Star Académie…
4- on n’aime pas le fait qu’au lendemain de la soirée des Oscars (2009), le journal 24 heures était le seul quotidien montréalais à ne pas avoir en première page le grand gagnant qui était «Slumdog Millionaire». (indice de la une du 24h ce jour là: on était un lundi, voir le point 3)
5- on se demande vraiment si ce n’est pas une simple publicité présentée sous un «journal» qu’on nous donne à l’entrée du métro, quand la première page est une publicité du «7 jours» (appartenant à Quebecor), dans lequel on nous présente «Star Académie» (productions J, appartenant à l’animatrice Julie Snyder (amie de coeur de Pierre-Karl Péladeau, patron de Quebecor) et qu’on peut voir à TVA (Quebecor) si on a Vidéotron (compagnie de Quebecor), et dont les produits dérivés, comme les cds, seront bien mis en exposition chez Archambault (qui appartient à Quebecor)
…
en conclusion, on peut bien dire qu’on a le droit de se faire de l’auto-promotion, mais quand ça finit par un contrôle (et manque) d’information, on peut se permettre de douter de la bonne volonté de cette entreprise
LE MIEUX DANS TOUT ÇA, C’EST QUE NOUS AVONS LE CHOIX ! en plus de plusieurs autres quotidiens, il y en a même un qui est gratuit… (et non, ce n’est pas la compétition du 24h qui m’a demandé de créer ce boycottage)
Youssef Shoufan, le paria libre
http://www.youuussef.com/leparialibre
(et journaliste qui ne se fera probablement pas embaucher par Quebecor…)
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à partir d’ici, voici les autres raisons qui m’ont été rapportées par la suite et que je trouve intéressantes. merci.
dans le cadre de notre cours de télé à l’UQAM, on a fait un topo sur la manifestation des employés en lock-out du Journal de Montréal devant la Caisse de dépôt et placement du Québec.
en passant, voici le site de protestation (et d’information) des employés en lock-out du JdeM: RueFrontenac.com voici la version patronale du conflit sur: L’heurejuste.ca
p.s. je ne ferai plus jamais de topos fatigué comme ça !! c’était l’enfer et j’ai du recommencer mille et une fois mes présentations à la caméra (merci pour ta patience Élise…)
et j’étais pourri dans mes questions… (désolé monsieur Leblanc)
voici une petite comparaison des unes des journaux de Montréal en ce 23 février 2009.
à vous de juger… mais est-ce que ça vous fait penser un peu à l’article que j’avais fait la semaine passée intitulé 24 heures vs. métro ?
En début de semaine, le Journal de Montréal annonçait en première page un « prix des
parcomètres RÉVOLTANT ». Et d’une façon qui se voulait « subtile », on laissait croire qu’il
fallait en vouloir au maire Gérald Tremblay qui, malgré tout, était en avance dans les
sondages pour les prochaines élections municipales.
Dans l’article qui explique que la population est « étranglée par les parcomètres », on nous
redirige vers le site web du journal où on peut donner son avis quant à savoir si « la ville devrait
baisser les tarifs des parcomètres ». En y jetant un coup d’oeil, on remarque que près de
85% des répondants (30/35), en grande partie vivant à l’extérieur de Montréal, sont
« tannés » des « abus » de la métropole québécoise.
En opposition à cette majorité, il y a environ 15% des internautes qui pensent, au contraire,
que les prix à débourser pour se stationner ne devraient pas être baissés. C’est environ le
même pourcentage qu’on retrouve dans le sondage Léger commandé par le Journal de
Montréal et qui est à la source de l’article publié.
Mais outre le fait que cet article du journal en lock-out, qui est très loin d’être objectif,
représente une idée majoritaire, voyons les deux côtés de la médaille, contrairement à
Mathieu Turbide, cadre du journal qui a signé le tout. Parce que comme le disait Mohandas
Karamchand ‘Mahatma’ Ghandi, « même si vous faites partie d’une minorité d’une seule
personne, la vérité est la vérité ». Donc l’important est ici la « vérité », même si bien sûr
c’est relatif. Essayons donc d’analyser les faits.
Les deux côtés du parcomètre
Admettons de prime abord que les tarifs de stationnement pour certaines zones
montréalaises peuvent être très élevés: jusqu’à trois dollars l’heure. C’est quand même le
tiers du salaire horaire de certaines personnes… Et quand ton souper au resto te coûte cinq
cents de plus la minute, il se peut que tu préfères rester à la maison… ou passer au service
au volant. Il n’y a donc pas seulement les conducteurs qui sortent l’oseille de leurs poches,
mais ce sont aussi les restaurateurs et les commerçants qui en paient le prix.
Il n’y a par contre pas que des désavantages aux frais élevés. Premièrement, la ville de
Montréal ramasse plus d’argent avec les parcomètres: 50 millions de dollars en 2007,
comparativement à 33 millions en 2006 et 25 millions en 2005. (Les revenus de 2008 n’étant
pas encore disponibles. Et en passant, le revenu est plus élevé non seulement à cause du
plus haut tarif, mais aussi à cause de l’ajout de bornes de stationnement ainsi que de
l’élargissement des plages horaires.)
Équilibre et futur
Cependant, est-il possible de concilier le tout ? Aspirations personnelles et enjeux sociaux ? Si oui, il
va complètement falloir changer nos paradigmes. Oublier le fait de toujours vouloir se
rendre quelque part le plus rapidement possible. Être moins pressés. Savoir si
l’environnement dans lequel on vit et qu’on laissera à nos enfants nous tient à cœur, ou si,
de toutes façons, on ne peut rien y faire et qu’il est trop tard.
Mais imaginons un peu le futur. Sachant que la population est de plus en plus nombreuse
et les endroits libres de moins en moins disponibles, il est inévitable de penser à un manque
d’espace pour les véhicules personnels. À moins de passer à des autos beaucoup plus petites, à des
stationnements géants construits en hauteur (ou en profondeur ?), voire à des autos volantes, les
moyens de nous déplacer vont inévitablement changer. Alors même si les voitures
devenaient complètement « vertes », il faudra trouver d’autres façons de se mouvoir.
L’avenue des transports en commun paraît une bonne option, car en plus d’être bonne pour
l’environnement, elle permet d’entrer en contact avec les gens. Fini le temps où on est
seul dans l’auto pendant plusieurs heures par semaine ! (Attention: ces quelques heures
pourraient toujours être passées seules en public…)
Tout en se devant d’être améliorés, les transports en commun sont naturellement à
favoriser. Et pour arriver à les populariser, il ne faut pas que ça en coûte un bras pour les
utilisateurs. Car on sait que malgré tout ce qu’on peut dire, l’argent est un très grand
facteur. Et le gouvernement, s’il veut bien jouer son rôle, doit bien en tenir compte.
je prenais le métro aujourd’ui et je me suis amusé à comparer les deux quotidiens gratuits montréalais qui sont le 24 heures et le métro.
page couverture
métro
Que reste-t-il de Kyoto ? Ce que le Canada a fait les dernières années pour améliorer l’environnement (rien)
aussi: Chavez qui pourra avoir un 3e mandat, la CRTC qui se penche sur la webtélé, Montréal en 10 coups de coeur, les Olympiades du cirque de la Tohu, la CSQ réclame un sommet contre le décrochage et une chronique (par Antoine Char, un ex prof ! ) sur Obama.
24 heures
Star Académie: l’aventure se poursuit pour Jean-Philippe et Maxime (I just don’t give a fuck…)
aussi: projets controversés sous la loupe (hein ?), tournée de Hillary Clinton en Asie et la victoire du junior de Montréal.
Voici ce que je trouve pathétique: le choix du 24 heures de faire la couverture avec Star Académie, quand on sait que le quotidien gratuit ainsi que l’émission de télé appartiennent à Quebecor. ah oui, j’allais oublier: avec qui sort Julie Snyder, l’animatrice de l’émission ? Pierre-Karl Péladeau, PDG de Quebecor. On pourrait aller plus loin, mais je vais arrêter ici.
Publicité
Bon… oublions en premier le fait que mettre en première page est une auto-publicité.
Ce qui retient mon attention, c’est le fait qu’il y ait une publicité de Bell dans le 24 heures ! (Bell étant un compétiteur de Vidéotron, compagnie appartenant à Quebecor…) Ok c’est sûr que la pub vient plus tard dans le journal, mais bon
Par ailleurs, il n’y a que la pub de Bell dans le Métro.
C’est sûr que’une compagnie peut faire ce qu’elle veut, alors à vous de voir si vous voulez cautionner la convergence…