le 12 octobre 2011, nous apprenions dans le Devoir que cette affiche de L’opéra de quat’sous du Théâtre Sibyllines ne plaisait pas à Métromédia plus (qui gère la publicité pour la Société de transport de Montréal).

la raison invoquée par Métromédia plus pour refuser cette publicité dans le métro de Montréal? la tenue légère des deux femmes.
était-ce un cas de censure?
de subjectivité en tous cas, considérant cette autre publicité qu’on pouvait aussi voir dans le métro de Montréal. lire la suite // keep reading
Chez moi, dans ma pharmacie, on n’y trouve… aucun médicament. Et dans ma vie, je peux compter sur mes doigts le nombre de comprimés que j’ai dû avaler en tout. Je peux aussi toucher du bois (même si je ne suis pas superstitieux), parce que j’ai rarement besoin d’aller chez le médecin, et encore moins à l’hôpital. Enfin, ma mère n’oublierait pas d’aussi mentionner que ma vision est sans défauts et que des dents sont droites et sans aucune carie.
Mais je sais que tous n’ont pas cette chance. Que ce soit à cause de la génétique, d’un accident, voire d’une décision personnelle (fumer la cigarette, manger de façon malsaine, etc.), la société dans laquelle nous vivons, au Québec, a décidé que la communauté tout entière viendra en aide à ces personnes qui seront un jour dans le besoin de se faire soigner.
Cette assurance maladie, notre socialisme à nous où l’intérêt commun surpasse celui de l’individu, peut être considéré comme une fierté. Pour moi en tous cas, ça l’est. Car oui, même si j’ai rarement besoin de cet argent de l’État, donc de mes concitoyens, comme je l’expliquais ci-haut, je serai toujours fier de dire que mes taxes et impôts permettent à des individus et des familles d’être capables d’obtenir des soins de qualité sans devoir faire faillite, se ruiner ou perdre leur maison.
D’autres fois, dans des situations exceptionnelles, souvent lors de catastrophes naturelles, nous allons aussi aider des frères et soeurs qu’on ne connaît aucunement et qui sont à l’autre bout de la planète. Mais cette intéressante caractéristique de l’être humain qui est de soutenir son prochain transcende les limites géographiques. Elle traverse aussi des époques, parce que l’humanité investit temps et argent à d’autres niveaux qui seront principalement utiles aux générations à venir. Énergies du futur, domaine spatial, recherches universitaires de toutes sortes et j’en passe. Est-ce que les retombées de ces investissements sont garanties? Évidemment que non, mais non allons quand même de l’avant parce que dans le lot, certaines choses marcheront, et aideront éventuellement l’humanité.
Nous avons parlé de la santé, des sciences et de l’éducation.
Faudrait-il aussi y inclure l’art?

(photo CC par m4tik)
Ce n’est pas ce que pense Nathalie Elgrably-Lévy, chroniqueuse au Journal de Montréal. Pour elle, lire la suite // keep reading
Bastien Lamontagne, ami et collègue de travail à Fréquence VIH, donne un cours à l’Université de Montréal qui s’appelle «Dynamique de la coopération internationale». Alors que nous étions ensemble à Vienne à l’été 2010, il me proposait de venir donner une conférence dans son cours. Oui je lui réponds, sans aucune hésitation! J’avais donc donné une première conférence en octobre 2010, qui portait principalement sur mon cheminement personnel dans le milieu de la coopération. J’en ai donné une deuxième, le 8 mars 2011, cette fois plutôt axée sur l’utilisation des médias sociaux dans un contexte de coopération internationale, mais aussi de mobilisation et de sensibilisation. Je crois que le contenu de cette présentation que j’ai donnée pourrait en intéresser d’autres, alors voici son contenu que je rends accessible à tous!
Plan de la présentation:
- Les chats
- Ted Williams et Ralph
- Conversations sur le web
- Genèse de mon blogue
- Fréquence VIH
- «HIV in social media»
- «Vendre son âme»
- Travail ailleurs
- 007
- originalité
- projets
- Neda
- Haïti
- Moyen-Orient
lire la suite // keep reading
it has been done for a long time.
it has been done everywhere.
it has been done in different circumstances.
book burning.
but it’s almost always done for the same reason:
stoping information from spreading around.
in other words: controlling it.
controlling the information, controlling the population.

In the aftermath of the coup, soldiers carry away allegedly subversive books,
which will be burned. Santiago, Chile, September 1973.
© David Burnett – more pictures of this serie on Contact Press Images
while reading (and watching) pictures from the 2010 december’s edition of “Reporter Sans Frontières”s album, dedicated to David Burnett’s work, I came around this picture. it’s not my favorite of his work, but it made me think about the internet restrictions we’re now seeing in the Middle-East.
because Facebook is able to easily rally people.
because Twitter is able to quickly get messages around.
so is “internet blocking” the new “book burning”?
Pour finir l’année 2011 sur une touche plus légère, voici une liste de mots clés intrigants qui ont mené vers mon blogue en 2009 et en 2010!
Recherches «Comment»
- comment confronter un procrastinateur
- comment ce faire de l’argent avec de la marde
- comment creer un journal comme 24 heure
- comment dejouer une camerat de surveillance
- comment devenir une star (recherché plusieurs fois!)
- comment emprunter un bixi sans payer et sans vandaliser (recherché plusieurs fois!)
- comment été le cinéma au passé
Recherches bizarres
La photo. L’art. L’information.
Tous trois des sujets qui me passionnent, et qui, combinés ensembles, donnèrent cet article que je suis très fier d’avoir écrit pour la première édition de Pink-Gore, magazine d’art international, contemporain et «underground».
Il y aussi, dans cette même édition, une photo de profil concept de moi-même, une publicité pour C12 Boutique dans laquelle je suis et des photos de la soirée de lancement Déjà Vu!
Mais honnêtement, cette omniprésence me gêne un peu..
Voici donc l’article qui se trouve dans le magazine, que vous pouvez aussi lire au complet et gratuitement en ligne.

Art et information: combinaison photographique explosive
Robert Capa, Alberto Korda et Nick Ut étaient tous au bon endroit, au bon moment. Le premier pendant la guerre civile espagnole en 1936, photographiant le moment exact de mort d’un combattant. Le deuxième, immortalisant Ernesto Guevara avec cette fameuse photo du «Che». Le troisième pendant la guerre du Vietnam, montrant les souffrances de Phan Thị Kim Phúc et d’autres enfants, tous dévastés par le napalm. Trois photos parmi tant d’autres qui sont devenues des empreintes historiques.
(J’ai vu l’originale de Robert Capa dans un musée à Madrid en Espagne en 2009!)
Aujourd’hui encore, malgré lire la suite // keep reading

Monsieur Bienvenu Mbutu Mondondo, un Congolais d’origine résidant en Belgique, demandait (en 2009) «le retrait de la vente» de la bande dessinée Tintin au Congo en France ou, au moins, «l’ajout d’un avertissement» en début de livre. Le tout parce qu’il juge la bande-dessinée «raciste à l’égard des Africains».
En effet, le lecteur peut y remarquer des personnages congolais qui ressemblent plutôt à des singes et qui ont un langage assez primaire, voire dégradant. Assez raciste comme représentations, on ne le niera pas.

Bienvenu Mbutu Mondondo. Crédits photo : SIPA
Malgré tout, je pense qu’il faut définitivement garder le livre sur les étagères des librairies et bibliothèques, mais en ajoutant une note dans les premières pages, pour faire un rappel historique. Surtout pour les enfants.
Considérant que la Belgique a bel et bien colonisé le Congo et qu’Hergé, créateur de la B-D, a fait ses sketchs dans les années 1930 à une époque où il représentait une vision colonialiste, je pense que ne plus publier cette bande dessinée, ce serait aussi de forcer l’oubli d’une réalité qui a pourtant existé, et d’en quelque sorte renier le passé.
Je pense qu’assumer le tout est une preuve de maturité et de respect, tant du côté belge que celui congolais.
Il faut éviter une censure du «racisme» au prix d’une censure de l’Histoire.
-Youssef Shoufan-
Le 14 novembre 2010, je recevais dans ma boîte de courriels la cyberlettre hebdomadaire de la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec. Et alors que la FPJQ «ne s’étonne pas du rejet des offres de Quebecor qu’elle juge contraires aux valeurs fondamentales du journalisme», on retrouve juste à côté, dans la section des offres d’emploi, une pour le 24h et l’autre pour canoe, les deux appartenant à Quebecor.
Ironique, n’est-ce pas?

-Youssef-
25 juillet 2010
Le mois de juillet n’a pas été intéressant pour les États-Unis, qui sont maintenant en Afghanistan depuis presque 10 ans (!). En plus d’être le mois le plus meurtrier pour les soldats américains, le site Wikileaks publiait le 25 juillet des documents confidentiels qui ont fait brasser bien des affaires.
1er août 2010
Le 1er août 2010, les Pays-Bas ont été le premier pays à terminer leur mission de l’OTAN, après quatre ans de présence militaire en Afghanistan. La BBC ainsi qu’Al-Jazeera rapportaient la nouvelle, et je trouve en passant intéressante la comparaison à faire dans le traitement de cette nouvelle dans les deux médias.
Et ce retrait relance le débat sur la guerre.
2 août 2010
Barack Obama annonce que l’armée américaine abandonnera ses opérations de combat en Irak à la fin du mois.
(En passant, George W. Bush avait annoncé «Mission accomplie» en Irak le 1er mai 2003 qui marquait la fin des opérations militaires de guerre traditionnelle…)
9 août 2010
- Une édition controversée du TIME est publiée. J’en parle dans cet article intitulé “What if we X Afghanistan“.
- «Une Afghane, veuve et enceinte, exécutée en public par les talibans»
Histoire rapportée par LeMonde.fr et Cyberpresse.ca
- «Huit médecins occidentaux d’une ONG chrétienne et deux Afghans ont été exécutés. Une action revendiquée samedi par les talibans.»
Autre histoire sur les talibans rapportée sur Libération.fr
Coincidence
En faisant une recherche sur twitter, j’ai trouvé un bon commentaire qui résume la situation:
«Les talibans sont des monstres, particulièrement quand on évoque l’éventualité de se retirer d’Afghanistan.»
par @crapougnax le 9 août 2010 sur Twitter.
Je ne suis pas là pour nier certains faits, mais je trouve ça quand même drôle comme suite d’événements…
This week’s cover of TIME, showing an Afghan woman whose nose and ears have been cut off by the Taliban, is disturbing, but the reality it shows in Afghanistan is something from which we cannot turn away.
Photograph by Jodi Bieber. Article by Aryn Baker. Read more.
And this story of Aisha (on the picture) is fueling discussions all over the world. So I’ll give it a shot too!
The left image is the original issue’s front page, and the one on the right is my answer to it. Feel free to use this comparison anyway you want!

p.s. André Gunthert analyszes this TIME’s cover thoroughly on his blog. He first compares her (in different ways) to Kim Phuc, Neda and Sharbat Gula. He then fears that in a couple of months, the Americans will help Aisha get plastic surgery and use that new image to “prove” that this war was a good war.
p.p.s. The picture wins the 2010 World Press Photo of the Year.
Mon nom est Youssef Shoufan et je suis abonné au magazine «L’actualité». Lorsque je me suis abonné, ils ont probablement mal compris ou mal entendu mon nom, alors dans leurs dossiers, je m’appelle «Youshef» Shoufan. Rien de trop perturbant jusqu’à présent.
Bon de renouvellement de l’Actualité
Le truc, c’est que j’ai par la suite reçu, toujours par la poste, d’autres enveloppes via d’autres entreprises, mais adressées au même nom, «Youshef Shoufan». Et on s’entendra tous pour dire que le risque d’une coïncidence est très improbable…
Voici les deux autres enveloppes reçues: lire la suite // keep reading