Lovin' & Laughin'. Journaliste mulimédia indépendant basé à Montréal. J'♥ les voyages, les mots, la photo, la vidéo, les publicités intelligentes et ce qui est artsy. Agnostique. Végétarien.
Edmonton serait-elle devenue une des villes les plus lucratives du Canada? Difficle d’en douter, lorsqu’on écoute les sages paroles de Mike Bonnicci. «Tu fais des spectacles là-bas et ils sont comme: “Oh mon Dieu! Ça fait 7 ans que c’est plate et qu’il fait froid ici. Et ce gars m’a fait rire! Donnons-lui 50 $ et du crystal meth!”», plaisante-t-il.
Voici trois photos tirées d’une série concernant les jeux paralympiques d’hiver trouvées sur boston.com et qu’évidemment, j’aime bien.
La première, de compétiteurs de slalom, que je trouve tellement drôle parce que le gagnant du bronze lui manque une jambe, celui d’argent, un bras et celui à qui ne manque aucun membre, l’or!
La deuxième pour le symbole sur les lunettes!
La troisième, enfin, parce que le ski de fond, c’est tellement difficile même avec des pôles, alors je ne peux m’imaginer sans bras!
p.s. Est-ce que les Jeux olympiques paralympiques se déroulent après les Jeux «réguliers» parce qu’il n’y a pas assez de place pour desservir tout le monde en même temps??
U.S. athlete Monte Meier passes a gate during the second run of the Men’s slalom standing of the 2010 Winter Paralympics at Whistler Creekside on Monday, March 15, 2010. (AP Photo/KEYSTONE/Dominic Favre)#
Bart Bunting, right, of Australia, and his guide, Nathan Chivers, ski in the men’s giant slalom visually impaired event during the Winter Paralympic Games in Whistler, British Columbia on March 16, 2010. (AP Photo/The Canadian Press, Jonathan Hayward)#
Haitao Du #5 of China competes in the men’s standing 20km free cross-country skiing race during Day 4 of the Winter Paralympics on March 15, 2010 in Vancouver, Canada. (Jamie McDonald/Getty Images) #
Soldats et agents étaient cachés un peu partout dans les montagnes de la Colombie-Britannique pendant les Jeux olympiques de Vancouver. Dans le but de protéger les athlètes, les touristes et les citoyens, les armées canadiennes et américaines, ainsi que le NORAD (Commande de défense aérospatiale de l’Amérique du Nord) étaient présents un peu partout pour s’assurer de la sécurité de tous. Mais puisque ces équipes se trouvent justement dans des endroits inusités que seuls des malfaiteurs pourraient emprunter, les risques d’avalanches sont plus grands.
Je l’avais vu la veille et il avait déjà attiré mon attention. Le lendemain, quand je l’ai recroisé à l’angle des rues Georgia et Howe, au beau milieu du centre-ville de Vancouver, j’ai décidé de lui donner un peu d’argent.
Debout, le dos courbé, il ne faisait pas seulement quêter. Il suppliait plutôt ces milliers de touristes venus de partout dans le monde pour la période des Jeux olympiques.
Je lui ai donc donné 1 $ et nous avons commencé à parler.
La professeure Christiane Ayotte, qui est directrice du laboratoire du contrôle de dopage de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), est à Vancouver avec une partie de son équipe pour la durée des Jeux olympiques. Elle a pris quelques minutes pour nous parler de son travail et de la question du dopage aux Jeux olympiques.
Quels sont les derniers préparatifs à faire juste avant un événement comme les Jeux olympiques?
Christiane Ayotte : Nous vérifions que tout fonctionne et qu’on a tout le matériel qu’on a besoin. Nous avons aussi des examens à passer. L’Agence mondiale antidopage nous a envoyé des échantillons dont il faut analyser le contenu, et ensuite, nous sommes corrects.
Quelles sont les nouveautés cette année pour qu’il y ait encore moins de cas de dopage?
Tout comme les athlètes qui sont de plus en plus rapides d’une édition à l’autre des Jeux olympiques, la transmission de l’information l’est elle aussi. Et ces nouvelles ne sont pas seulement transmises de plus en plus vite, mais aussi de diverses façons et de presque n’importe où.
Avec des appareils comme les iPhone ou les Blackberry et des réseaux sociaux comme Twitter, Facebook, Youtube ou Flickr, les nouvelles, photos et vidéos se partagent maintenant instantanément avec le monde entier.
Et comme ces appareils ne sont pas excessivement dispendieux, un grand nombre de citoyens peuvent se les procurer. Armés de leurs outils, ceux-ci côtoient donc les médias traditionnels pour couvrir à leur façon tous les types d’événements.
À la manifestation lors de la journée d’ouverture des Jeux olympiques, par exemple, des caméras venant de partout étaient constamment pointées en direction de la foule, faisant en sorte que presque n’importe quel mouvement était scruté à la loupe. Manifestants comme policiers savaient donc que leurs gestes allaient difficilement passer inaperçus.
2.0
Erica Zucco et Brian D. Pellot, deux étudiants américains en journalisme, font quant à eux partie des journalistes nouveaux genre, des journalistes 2.0.
Pendant quelques jours, ils sont venus à Vancouver pour couvrir à leur façon les Jeux olympiques. Simplement munis d’un iPhone (qui a été amélioré en y ajoutant notamment un microphone), les deux jeunes journalistes n’ont pas besoin d’autres appareils pour mettre leurs produits en ligne. « Nous pouvons faire nos reportages de n’importe où. Nous marchons dans les rues, en prenant des photos et du son, et voilà », explique Brian.
En plus de simplement capter les images et le son, Erica et Brian peuvent directement faire du montage avec leur appareil, en utilisant un logiciel simple d’utilisation. « Pour un journaliste indépendant ou en déplacement, c’est une bonne façon de faire des reportages très très rapidement, pour ensuite les envoyer par courriel au patron », continue de dire Brian.
Rapidité de l’information ne rime par contre pas nécessairement avec la qualité de celle-ci. Puisque n’importe qui peut s’exprimer sur la sphère publique qu’est l’internet, la quantité de nouvelles devient excessivement grande. Le citoyen qui cherche à bien s’informer sur un événement en particulier doit donc garder en tête son bon sens pour être capable de juger de la qualité de ce qu’il voit et entend, comme lorsqu’il devait le faire avec les médias traditionnels d’ailleurs.
Dans le cadre du Gala Juste pour rire présenté à Vancouver à la Place de la Francophonie pendant les Jeux olympiques, Louis-José Houde et Mike Ward faisaient partie des humoristes qui se sont déplacés, le temps d’une fin de semaine, pour présenter leurs numéros.
Premières impressions pour Mike Ward? «Il n’y a pas assez de Chinois! Il y a juste 91% de la ville! » Ward, qui en est à sa première visite en Colombie-Britannique, trouve que les gens sont vraiment « cool et relax ». « Tout le monde m’appelle “buddy”! »
Louis-José Houde, quant à lui, est déjà venu présenter un spectacle à Vancouver il y a trois ans et il s’était beaucoup amusé, comme il le dit. Et c’est ce qui l’a peut-être aidé à rencontrer une fille la veille du gala à Vancouver. « J’ai fondé une famille hier. La plus petite entre à la maternelle. Ça va vraiment vite et les gens sont très accueillants. » Mike Ward ne peut s’empêcher d’immédiatement répliquer que la fille que Louis-José a rencontrée était blanche, mais que l’enfant qu’ils ont eue est quand même asiatique. « Il y a quelque chose dans l’air! »
Devant un public qui est différent de celui auquel ils sont habitués au Québec, Mike Ward et Louis-José Houde sont malgré tout capables de flexibilité, en changeant de registre si ça ne marche pas après deux ou trois blagues.
Ward, qui passait avant Houde dans le gala présenté par François Massicotte, expliquait qu’il en profiterait peut-être alors pour voler les blagues de Louis-José. Ce dernier, plus « gentleman », pensait simplement voler les blagues que Mike Ward n’utiliserait pas pendant son numéro.
Devant la plus grande foule que la Place de la Francophonie a reçue depuis le début des Jeux, Louis-José et Mike n’ont finalement pas eu à modifier leurs formules gagnantes : Houde, toujours verbomoteur et hyperactif, et Ward, cru et haïssable, comme on les aime.
Quand les premiers mots lancés en coulisses en prévision d’un spectacle sont «Let’s get ready to rumble!», c’est bon signe. Radio Radio a parcouru le Canada d’un océan à l’autre pour présenter son spectacle à Vancouver, le 17 février dernier, dans le cadre de l’Olympiade culturelle, alors ce n’était certainement pas pour déplaire.
« Mon nom est Alexandre Bilodeau et apparemment j’ai gagné une «gold medal» aux Olympiques, lance LX qui est à la console DJ. On est contents d’être aux Olympiques parce que c’est gros. Tout le monde est aux olympiques!»
Et Jacobus annonce dès le début ses couleurs en disant que le groupe vient du Nouveau-Brunswick et qu’il va donc parler « en français et en anglais ce soir, alors je m’excuse si j’affronte (sic) quelqu’un ». La foule s’approche alors de la scène minimaliste, et le spectacle peut commencer. Il n’y qu’une seule console de DJ contrôlée par LX, mais les trois membres de Radio Radio prennent non seulement contrôle de la scène en bougeant partout, mais aussi celle de la foule dans laquelle le chanteur Jacobus fait quelques bains.
Dans la foule de 150 personnes de la petite salle du Performance Works de la Place de la Francophonie, les spectateurs, pour la majorité francophones, venaient de toutes les provinces au pays. Parmi ceux-ci se trouvaient aussi Luis Clavis, du groupe Misteur Valaire, et Pierre Lapointe, qui eux aussi avaient l’air d’apprécier le spectacle.
Par contre, plusieurs découvraient le groupe pour la première fois puisque pour leur chanson la plus populaire, « Cliché Hot », la foule ne répondait pas lorsque les gars leurs tendaient le micro. Mais ça n’a pris que quelques instants pour que le tout change et qu’on commence à répliquer « Hot » à chaque « cliché » lancé par TX, LX et Jacobus. La chanson est donc devenue presque « cliché hot » à Vancouver.
la policière prétend vouloir aider les gens
the agent pretends wanting to help the people
Secret agent intercepted in DTES
A secret agent of the police was intercepted Tuesday, February 16, when she was infiltrating into the Olympic Tent Village, an area of protest arranged in the Downtown Eastside of Vancouver, especially for the duration of the Olympic games.
Agente secrète interceptée au DTES
Une agente secrète de la police a été interceptée le mardi 16 février dernier alors qu’elle s’infiltrait dans le Olympic Tent Village (Village olympique de tentes), une zone de protestation aménagée dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver spécialement pour la durée des Jeux olympiques.
je vous avais déjà partagé l’article Misteur Valaire sans frontières, qui s’était avéré super populaire, et voici maintenant mon résumé de leur passage à Vancouver pendant l’olympiade culturelle!
ARTICLE
Les membres de Misteur Valaire n’étaient pas montés sur scène depuis longtemps, mais ce n’était que pour revenir en force. En production de leur prochain album qui sortira en mai, les jeunes artistes préfèrent se concentrer sur la production de celui-ci que sur les performances sur scène.
Les gars originaires de Sherbrooke ont par contre décidé de faire une petite halte pour la période des Jeux olympiques. Présentant une série de spectacles à Whistler et Vancouver, Misteur Valaire a commencé en grand au Performance Works de la Place de la Francophonie.
Environ 200 personnes, jeunes et moins jeunes, francophones ou non, Vancouvérois ou de passage, sont venus célébrer la Saint-Valentin sous le charme de la musique de MV et ce, sans compter le groupe Radio Radio et quelques membres de Mes Aïeux qui étaient aussi présents. Les deux autres groupes étant eux aussi de passage en Colombie-Britannique pour l’olympiade culturelle.
La musique de Luis, Jules, To, France et Drouin faisait peut-être danser la foule qui était rassemblée à Granville Island, mais elle faisait également bouger le groupe! Bien actifs sur la scène, ils font aussi des bains de foule ainsi que des petites démonstrations de danse!
Mais l’interaction ne s’arrête pas là. Pendant toute la durée du spectacle, deux écrans à leurs côtés présentent des images contrôlées par Loïc Thériault, le VJ Nowa Stereo. En synchronisme avec la musique, la touche vidéo ajoute une dimension de plus à leur univers musical.
Leur album «Friterday Night», que vous pouvez gratuitement télécharger sur leur site web, mélange habilement électronique, jazz et parfois du hip-hop, mais comme le groupe le dit lui-même, leur modèle d’affaires est basé sur leurs performances en spectacle. Modèle d’affaires qui marche bien, puisqu’en quittant la salle, chaque spectateur a eu droit… à une carte d’affaires indiquant l’endroit où il est possible de télécharger le tout gratuitement. Si on aime, tant mieux. Si on n’aime pas, tant pis.
De leurs instruments jusqu’aux oreilles, c’est ensuite le bouche à oreille entre fans qui est tout aussi efficace.
vous trouvez que le son n’est pas assez bon? (ma caméra capote avec quand le son est trop fort)
visitez leur myspace où vous trouverez ces deux chansons et encore plus !!
vous pouvez aussi gratuitement télécharger leur album sur mv.mu
To the beat Sean, filmé d’un spot VIP !
dernière chanson du spectacle: Et si c’était un veau, avant d’aller en coulisses!
enfin, vous pouvez aussi me voir en arrière plan dans leur loge et sur stage dans ce petit vidéo de MV !!
Dans le cadre de sa participation à des spectacles de la Place de la francophonie, Gregory Charles a bien voulu répondre à plusieurs questions, le 11 février dernier.
Une petite entrevue à concept double:
comme Gregory le fait dans certains de ses spectacles pour des chansons choisies par l’audience, voici quelques questions qu’on a préparé pour lui!
plusieurs questions auraient pu être posées à des athlètes!
Voici ce que ça donne… en mots!
Questions sportives
Qui est votre entraîneur?
Les entraîneurs peuvent aussi parfois être des idoles. Alors, mon idole, qui est d’ailleurs en super forme athlétique et qui performe à Vancouver, est Robert Charlebois.
Qui vous commandite?
Sur le plan culturel, ma mère et mon père, qui n’ont eu ni voiture ni chalet et qui ont une maison ordinaire pendant des années parce qu’ils ont mis des sous dans piano, violon, clarinette, cours de danse et des voyages. Je suis chanceux et je pense que c’est la même chose pour les athlètes.
Que représente pour vous une participation aux Jeux?
Il y a l’aspect international et l’aspect d’ouverture au monde, mais aussi le concept de la Grèce antique où on arrête les hostilités et on envoie les meilleurs de nos nations respectives pour se battre pacifiquement. Et moi, je trouve ça fantastique.
Quel est le secret pour atteindre les sommets sans utiliser de drogues?
Je n’ai jamais consommé quoi que ce soit. Ni vin, ni bière, ni cigarettes, ni pot, ni uppers, ni downers, rien du tout. Mais ça m’arrive régulièrement de penser, moi qui est un amateur de musique, à John Coltrane, Miles Davis, et à tous ces artistes qui ont composé de la musique en étant high, des fois ça me rend curieux. Des fois, je me demande ce que ça donnerait si j’étais un peu dopé.
Questions culturelles
En fonction de quoi ont été sélectionnées les chansons du spectacle?
Elles n’ont pas encore été sélectionnées et je ne sais pas ce que je vais faire encore. Moi, j’aime la musique et je ne suis pas capable de faire un programme pour un spectacle. Je n’en ai jamais fait un. Par contre, je pense que je vais peut-être y aller par année et par tonalité et voir si on peut faire des transitions avec ça. Et j’ai de très bons musiciens qui sont capables de le faire.
Qu’est-ce que la francophonie canadienne?
Un lien entre les communautés linguistiques francophones qui sont un peu partout au pays. Je suis un peu chanceux, car grâce à mon travail, j’ai parcouru le pays d’un côté à l’autre. Alors que ce soit les francophones de la Baie-Sainte-Marie dans la Nouvelle-Écosse, ou que ce soit Terre-Neuve, le Nouveau-Brunswick, le Québec ou l’«Ontarie», (l’«Ontario francophone!»). Le Manitoba, la Saskatchewan où il y a des radios communautaires francophones, l’Alberta où il y a le plus grand taux d’immersion francophone au pays et évidemment tout ce qui se passe ici en Colombie-Britannique. Alors, je pense que c’est une communauté linguistique culturelle extrêmement vitale et vibrante.