dans la catégorie: internationale, éditorial-2010-06-11
nombre de commentaires: View Comments
1 000 000 000 (milliard) de dollars aura été investi pour la sécurité du G20 pendant les deux jours à Toronto en juin 2010.
On pourrait aussi dire que c’est 350 000$ par MINUTE pendant deux jours complets….
Et si ces dirigeants faisaient une feinte en allant finalement faire leur réunion dans une autre ville et qu’ils n’avaient rien à payer pour la sécurité en fin de compte?
Et si les manifestants choisissaient une autre ville où démontrer leur mécontentement?
dans la catégorie: publicités, sports, éditorial-2010-06-04
nombre de commentaires: View Comments
(attention! discussion beaucoup plus animée sur cette photo Facebook!)
Ces jours-ci, beaucoup de publicité se fait sur la publicité ci-bas. Beaucoup sont choqués, notamment la Coalition nationale contre les publicités sexistes qui, dans un communiqué de presse, demande «de cesser immédiatement [ce] genre de promotion». Sa présidente, Chantal Locat, s’indigne même en faisant une comparaison démesurée avec le porno. «Sport ou porno? On est en droit de se poser la question lorsqu’on regarde la publicité publiée ce matin par CKAC.»
Avant d’aller plus loin, revoyons nos définitions:
- Sexisme: Attitude, comportement fondés sur la discrimination sexuelle.
- Discrimination: Mise à part d’un groupe social ou ethnique à son détriment.
- Pornographie: Écrit, dessin, etc., de caractère obscène (qui blesse ouvertement la pudeur).
- Pudeur: Retenue devant ce qui peut choquer la décence (respect des convenances).
«On a tout ce qu’il faut pour vous faire oublier le hockey» (slogan de la publicité)
Alors où est le sexisme ici? Dans la publicité elle-même, chez ceux qui l’ont concue ou dans la façon dont le consommateur la perçoit?
Je ne dis pas que j’encourage ce type de publicité, mais il ne faut pas virer fou non plus.
Et NON, ce n’est pas parce que je ne trouve pas cette publicité sexiste qu’on pourra m’accuser de sexisme.
p.s. je voudrais finir sur cette note: Quelle est la différence entre faire de la publicité pour un produit/marque/idée avec des «fesses» et avec des yeux?
dans la catégorie: débats éthiques, éditorial-2010-05-16
nombre de commentaires: View Comments
Le 13 mai 2010 avait lieu la manifestation annuelle pro-vie sur la colline parlementaire. Hélène Buzzetti, journaliste au Devoir, rapporte le lendemain qu’«il y avait 21 députés présents, soit 18 conservateurs et 3 libéraux. La conservatrice Kelly Block était la seule femme du lot. Plusieurs chefs religieux étaient aussi de la partie, dont le cardinal Marc Ouellet.»
Une seule femme présente. C’est quand même paradoxal, non?
Patrick Lagacé, sur son blogue de Cyberpresse, propose le 16 mai 2010 que «le jour où les cardinaux auront à composer avec les femmes dans une relation égalitaire, pas dans une institution où les femmes sont depuis toujours des subalternes, il [Mgr Marc Ouellet] aura le droit de porter un jugement sur ce que l’autre moitié de l’humanité fait de son corps.»
En entrevue avec Pierre Maisonneuve sur les ondes de la Société Radio-Canada, le cardinal Ouellet parle entre autres du vouloir du gouvernement conservateur du Canada de cesser le financement de l’avortement à l’étranger. Monsieur Maisonneuve lui demande si «ça prend du courage» pour penser ainsi, sachant que plusieurs femmes dans ces pays en voie de développement voudraient bien avoir de l’aide. À quoi monsieur Ouellet répond:
«Moi je crois qu’on doit investir davantage dans l’aide médicale aux pays du tiers-monde et que l’on ne doit pas comme imposer nos propres mesures et développer une mentalité néo-colonialiste et imposer nos solutions. Je crois qu’il faut respecter les cultures locales, investir davantage dans une aide médicale, authentique, qui respecte la vie humaine, justement selon les normes de ces cultures là. Je pense à l’Afrique en particulier.» (@11:33 de l’entrevue)
Or, tout de suite après, le journaliste lui demande si ce n’est pas que d’imposer sa propre morale à lui que d’applaudir les gestes du gouvernement conservateur quant à la décision d’arrêter de financer les programmes avortement à l’étranger. Et sa réponse est qu’enlever la vie, peu importe le stade de celle-ci, est quelque chose de moralement mauvais, et ce, universellement.
N’est-ce pas contradictoire de dire qu’il ne faut pas «imposer nos solutions», mais dire qu’en même temps savoir ce qui est «moralement universel» et qui doit donc être applicable à tous?
Par ailleurs, j’ai eu un bref mais intéressant échange sur Twitter avec Pascal Léveillé concernant le sujet.
J’aimerais bien qu’on fasse un sondage auprès des gens pro-vie et qu’on observe quel est le pourcentage d’entre eux qui est aussi pro-guerre et pro-peine-de-mort.
dans la catégorie: le métier, médias, éditorial-2010-03-26
nombre de commentaires: View Comments
Il paraît qu’on a inventé des machines qui peuvent poser des questions à des humains, analyser des parties de baseball, etc.
Mieux encore, ces robots pourront, en quelques fractions de secondes, rédiger des articles sous différents angles possibles, dépendamment du lectorat, et ce, de façon neutre et sans fautes.
(photo Creative Commons sur flickr)
Faut-il avoir peur pour la qualité de l’information? »Lire la suite «
dans la catégorie: canadienne, éditorial-2010-02-04
nombre de commentaires: View Comments

Vous avez probablement déjà vu cette photo d’Omar Khadr.
Mais aujourd’hui, après 8 ans de détention à la prison de Guantanamo sur l’île de Cuba, il ne ressemble vraiment plus à ça.
»Lire la suite «
dans la catégorie: Journal de Montréal, UQAM, contrôle de l'information, éditorial-2009-02-22
nombre de commentaires: View Comments
Ma voiture, notre autobus
En début de semaine, le Journal de Montréal annonçait en première page un « prix des
parcomètres RÉVOLTANT ». Et d’une façon qui se voulait « subtile », on laissait croire qu’il
fallait en vouloir au maire Gérald Tremblay qui, malgré tout, était en avance dans les
sondages pour les prochaines élections municipales.
Dans l’article qui explique que la population est « étranglée par les parcomètres », on nous
redirige vers le site web du journal où on peut donner son avis quant à savoir si « la ville devrait
baisser les tarifs des parcomètres ». En y jetant un coup d’oeil, on remarque que près de
85% des répondants (30/35), en grande partie vivant à l’extérieur de Montréal, sont
« tannés » des « abus » de la métropole québécoise.
En opposition à cette majorité, il y a environ 15% des internautes qui pensent, au contraire,
que les prix à débourser pour se stationner ne devraient pas être baissés. C’est environ le
même pourcentage qu’on retrouve dans le sondage Léger commandé par le Journal de
Montréal et qui est à la source de l’article publié.
Mais outre le fait que cet article du journal en lock-out, qui est très loin d’être objectif,
représente une idée majoritaire, voyons les deux côtés de la médaille, contrairement à
Mathieu Turbide, cadre du journal qui a signé le tout. Parce que comme le disait Mohandas
Karamchand ‘Mahatma’ Ghandi, « même si vous faites partie d’une minorité d’une seule
personne, la vérité est la vérité ». Donc l’important est ici la « vérité », même si bien sûr
c’est relatif. Essayons donc d’analyser les faits.

Les deux côtés du parcomètre
Admettons de prime abord que les tarifs de stationnement pour certaines zones
montréalaises peuvent être très élevés: jusqu’à trois dollars l’heure. C’est quand même le
tiers du salaire horaire de certaines personnes… Et quand ton souper au resto te coûte cinq
cents de plus la minute, il se peut que tu préfères rester à la maison… ou passer au service
au volant. Il n’y a donc pas seulement les conducteurs qui sortent l’oseille de leurs poches,
mais ce sont aussi les restaurateurs et les commerçants qui en paient le prix.
Il n’y a par contre pas que des désavantages aux frais élevés. Premièrement, la ville de
Montréal ramasse plus d’argent avec les parcomètres: 50 millions de dollars en 2007,
comparativement à 33 millions en 2006 et 25 millions en 2005. (Les revenus de 2008 n’étant
pas encore disponibles. Et en passant, le revenu est plus élevé non seulement à cause du
plus haut tarif, mais aussi à cause de l’ajout de bornes de stationnement ainsi que de
l’élargissement des plages horaires.)
Équilibre et futur
Cependant, est-il possible de concilier le tout ? Aspirations personnelles et enjeux sociaux ? Si oui, il
va complètement falloir changer nos paradigmes. Oublier le fait de toujours vouloir se
rendre quelque part le plus rapidement possible. Être moins pressés. Savoir si
l’environnement dans lequel on vit et qu’on laissera à nos enfants nous tient à cœur, ou si,
de toutes façons, on ne peut rien y faire et qu’il est trop tard.
Mais imaginons un peu le futur. Sachant que la population est de plus en plus nombreuse
et les endroits libres de moins en moins disponibles, il est inévitable de penser à un manque
d’espace pour les véhicules personnels. À moins de passer à des autos beaucoup plus petites, à des
stationnements géants construits en hauteur (ou en profondeur ?), voire à des autos volantes, les
moyens de nous déplacer vont inévitablement changer. Alors même si les voitures
devenaient complètement « vertes », il faudra trouver d’autres façons de se mouvoir.
L’avenue des transports en commun paraît une bonne option, car en plus d’être bonne pour
l’environnement, elle permet d’entrer en contact avec les gens. Fini le temps où on est
seul dans l’auto pendant plusieurs heures par semaine ! (Attention: ces quelques heures
pourraient toujours être passées seules en public…)
Tout en se devant d’être améliorés, les transports en commun sont naturellement à
favoriser. Et pour arriver à les populariser, il ne faut pas que ça en coûte un bras pour les
utilisateurs. Car on sait que malgré tout ce qu’on peut dire, l’argent est un très grand
facteur. Et le gouvernement, s’il veut bien jouer son rôle, doit bien en tenir compte.