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Ma voiture, notre autobus

Ma voiture, notre autobus

En début de semaine, le Journal de Montréal annonçait en première page un « prix des
parcomètres RÉVOLTANT
». Et d’une façon qui se voulait « subtile », on laissait croire qu’il
fallait en vouloir au maire Gérald Tremblay qui, malgré tout, était en avance dans les
sondages pour les prochaines élections municipales.

Dans l’article qui explique que la population est « étranglée par les parcomètres », on nous
redirige vers le site web du journal où on peut donner son avis quant à savoir si « la ville devrait
baisser les tarifs des parcomètres ». En y jetant un coup d’oeil, on remarque que près de
85% des répondants (30/35), en grande partie vivant à l’extérieur de Montréal, sont
« tannés » des « abus » de la métropole québécoise.

En opposition à cette majorité, il y a environ 15% des internautes qui pensent, au contraire,
que les prix à débourser pour se stationner ne devraient pas être baissés. C’est environ le
même pourcentage qu’on retrouve dans le sondage Léger commandé par le Journal de
Montréal
et qui est à la source de l’article publié.

Mais outre le fait que cet article du journal en lock-out, qui est très loin d’être objectif,
représente une idée majoritaire, voyons les deux côtés de la médaille, contrairement à
Mathieu Turbide, cadre du journal qui a signé le tout. Parce que comme le disait Mohandas
Karamchand ‘Mahatma’ Ghandi, « même si vous faites partie d’une minorité d’une seule
personne, la vérité est la vérité ». Donc l’important est ici la « vérité », même si bien sûr
c’est relatif. Essayons donc d’analyser les faits.

parcomètres montréal

Les deux côtés du parcomètre

Admettons de prime abord que les tarifs de stationnement pour certaines zones
montréalaises peuvent être très élevés: jusqu’à trois dollars l’heure. C’est quand même le
tiers du salaire horaire de certaines personnes… Et quand ton souper au resto te coûte cinq
cents de plus la minute, il se peut que tu préfères rester à la maison… ou passer au service
au volant. Il n’y a donc pas seulement les conducteurs qui sortent l’oseille de leurs poches,
mais ce sont aussi les restaurateurs et les commerçants qui en paient le prix.

Il n’y a par contre pas que des désavantages aux frais élevés. Premièrement, la ville de
Montréal ramasse plus d’argent avec les parcomètres: 50 millions de dollars en 2007,
comparativement à 33 millions en 2006 et 25 millions en 2005. (Les revenus de 2008 n’étant
pas encore disponibles. Et en passant, le revenu est plus élevé non seulement à cause du
plus haut tarif, mais aussi à cause de l’ajout de bornes de stationnement ainsi que de
l’élargissement des plages horaires.)

Équilibre et futur

Cependant, est-il possible de concilier le tout ? Aspirations personnelles et enjeux sociaux ? Si oui, il
va complètement falloir changer nos paradigmes. Oublier le fait de toujours vouloir se
rendre quelque part le plus rapidement possible. Être moins pressés. Savoir si
l’environnement dans lequel on vit et qu’on laissera à nos enfants nous tient à cœur, ou si,
de toutes façons, on ne peut rien y faire et qu’il est trop tard.
Mais imaginons un peu le futur. Sachant que la population est de plus en plus nombreuse
et les endroits libres de moins en moins disponibles, il est inévitable de penser à un manque
d’espace pour les véhicules personnels. À moins de passer à des autos beaucoup plus petites, à des
stationnements géants construits en hauteur (ou en profondeur ?), voire à des autos volantes, les
moyens de nous déplacer vont inévitablement changer. Alors même si les voitures
devenaient complètement « vertes », il faudra trouver d’autres façons de se mouvoir.
L’avenue des transports en commun paraît une bonne option, car en plus d’être bonne pour
l’environnement, elle permet d’entrer en contact avec les gens. Fini le temps où on est
seul dans l’auto pendant plusieurs heures par semaine ! (Attention: ces quelques heures
pourraient toujours être passées seules en public…)

Tout en se devant d’être améliorés, les transports en commun sont naturellement à
favoriser. Et pour arriver à les populariser, il ne faut pas que ça en coûte un bras pour les
utilisateurs. Car on sait que malgré tout ce qu’on peut dire, l’argent est un très grand
facteur. Et le gouvernement, s’il veut bien jouer son rôle, doit bien en tenir compte.


-Youssef Shoufan-

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  • DFE

    En tenant compte de tout, j’adore les frais élevés de parcomètre. C’est une taxe à l’utilisateur, les gens ne vont pas arrêter de magasiner au centre-ville pour des frais de stationnement(ils peuvent déjà trouver pas mal tout chez eux mais aller au centre-ville c’est spécial), et en plus si nous voulons que les gens prennent le transport en commum il faut poser des gens concrêts.

  • Antoine

    Les parcomètres devraient être 100$ par seconde afin d'obliger la création de stationnements souterrains gérés par les commerces destinés aux consommateurs qui conduisent; les plus futés vont s'acheter des vélos.

    Je suis pas contre l'automobile à l'occasion, au restaurant, mais je suis enragé contre ceux qui la prennent chaque jour. Les voilà les abuseurs.

    Il faut réguler par des lois ceux qui entêtés prennent l'auto au travail EN ÉTÉ. C'est la quintessence de l'absurdité.

   
 
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  • DFE

    En tenant compte de tout, j’adore les frais élevés de parcomètre. C’est une taxe à l’utilisateur, les gens ne vont pas arrêter de magasiner au centre-ville pour des frais de stationnement(ils peuvent déjà trouver pas mal tout chez eux mais aller au centre-ville c’est spécial), et en plus si nous voulons que les gens prennent le transport en commum il faut poser des gens concrêts.

  • Antoine

    Les parcomètres devraient être 100$ par seconde afin d'obliger la création de stationnements souterrains gérés par les commerces destinés aux consommateurs qui conduisent; les plus futés vont s'acheter des vélos.

    Je suis pas contre l'automobile à l'occasion, au restaurant, mais je suis enragé contre ceux qui la prennent chaque jour. Les voilà les abuseurs.

    Il faut réguler par des lois ceux qui entêtés prennent l'auto au travail EN ÉTÉ. C'est la quintessence de l'absurdité.

nombre de commentaires: § 2

Date: 2009-02-22

Catégorie(s): contrôle de l'information, éditoriaux, Journal de Montréal, UQAM

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