Jacques Parizeau – 30 octobre 1995
Voici la réaction de Jacques Parizeau le 30 octobre 1995, à la suite du deuxième référendum. (50.58% pour le «non» et 49.42% «oui»)
Mes amis,
C’est raté, mais pas de beaucoup. Puis c’est réussi, c’est réussi sur un plan. Si vous voulez, on va cesser de parler des francophones du Québec, voulez-vous ? On va parler de nous à 60%. On a voté pour. On s’est bien battu, et nous, on a quand même réussi à indiquer clairement ce qu’on voulait. Puis on a raté par une petite marge, quelques dizaines de milliers de voix. Bon ben, dans un cas comme ça, qu’est-ce qu’on fait ? On se crache dans les mains et on recommence. [...]C’est vrai, c’est vrai qu’on a été battus, au fond, par quoi? Par l’argent puis des votes ethniques, essentiellement.
La majorité des gens s’attardent principalement à cette dernière phrase. Mais selon moi, le problème est dans ce qui suit immédiatement après, considérant comme faits la défaite par «l’argent» et les «votes ethniques».
Alors ça veut dire que la prochaine fois, au lieu d’être 60 ou 61% à voter OUI on sera 63 ou 64% et ça suffira. C’est tout. [...]
-Youssef Shoufan-
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