Pierre Foglia dans le Golfe (28/1/91)
1990-1991, guerre du Golfe
Pierre Foglia, chroniquer à La Presse, a alors écrit plusieurs articles
voici mes parties préférées
lundi 28 janvier 1991
Dix-sept heures trente
(…) L’épicier qui me voyait zigoner autour de ses caisses d’oranges: «Allez, allez… Je vais me cacher où moi quand les sirènes vont partir ? Dans mes salades ?»
Il a baissé la grille derrière moi. La rue Ben Yehuda était vide. Les feux de circulation changeaient pour personne. Sorti de nulle part, un chat a traversé sur la rouge.
Vingt-trois heures
Toute la ville attend. Gros coquillage recroquevillé sur lui-même au bord de la mer.
Toute la ville attend. Elle ne dort pas, je le sais. Je l’entends bouger. Se tourner. Et se retourner. Elle a tiré sur elle la couverture nore de l’angoisse.
-Youssef Shoufan-
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