Harper «crosse» Duceppe
Voici une partie d’une entrevue avec Gilles Duceppe faite par Jean-Benoît Nadeau pour l’Actualité
Dans la vraie vie, comment un parti d’opposition arrive-t-il à faire pression sur le gouvernement ?
— Si le Bloc n’avait pas été là, pensez-vous que Harper aurait reconnu la nation québécoise? L’année précédente, le 24 juin, il ne pouvait pas prononcer l’expression « Fête nationale ». Il a vu qu’on poussait cette idée avec notre projet de résolution. Il a fallu qu’il le fasse lui-même pour ne pas se faire déculotter.
Ce faisant, il vous a aussi désarçonné…
— Saviez-vous que, lorsque Stephen Harper lisait son discours annonçant la reconnaissance de la nation québécoise, j’étais le seul chef de parti qui n’avait pas reçu le texte complet ? J’avais un texte tronqué, où n’apparaissait qu’une dénonciation de notre position. Quand Harper s’est mis à lire, j’ai compris qu’il reconnaissait la nation québécoise dans un Canada uni. J’ai eu cinq minutes pour réagir, sans pouvoir consulter mon monde…
Cela dit, tant mieux s’il reconnaît la nation québécoise, c’est ça qu’on voulait ! Mais on ne peut reconnaître une nation sans reconnaître sa langue et sa culture, sans reconnaître qu’elle a un modèle d’intégration différent du multiculturalisme.
vous pouvez lire ici l’entrevue intégrale
-Youssef Shoufan-
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