partie 2 – Pisco la mendiante
de Pisco, entre Lima et Nazca, quelque part de très loin au Pérou
On m’a dit qu’il n’y avait rien à voir ici et que ce n’était pas beau. Mais est-ce que parce que quelque chose n’est pas «beau» qu’il ne faut pas le voir? non…
Il n’y a pas de mendiants dans la ville. Et cela, peut-être parce que… la ville elle-même est une mendiante…
Parmi d’autres villes, celle-ci est bien poussiéreuse. Le sol est sec. La ville est pauvre, mais comme la vie fait aussi parfois mal les choses, un tremblement de terre est venu la secouer il y a six mois. D’amplitude 7,9 pendant plus de 2,5 minutes.
Un mendiant aussi peu tomber malade.
Une personne peut abandonner, mais une ville peut-elle, elle ? Non. Pourquoi? Parce qu’on ne peut abandonner les autres.
Le sol a craqué, et les gens aussi. Mais comme on reconstruit la cité, on reconstruit l’esprit. Tout le monde doit s’y mettre. Tout le monde s’y met.
A-t-on donné quelque argent a cette mendiante ? Oui: quelques maisons de fortune.
Est-ce-bien? Oui.
Est-ce assez? Non.
Que faire alors? Qui sait…
Parce que supposons que je décide de complètement supporter une personne, que faire des autres? Pourquoi elle et non les autres?
La conclusion est simple: on ne peut sauver seul la planète.
Or, pour le faire, la solution est l’entraide: altruisme et non égoïsme.
La solution est peut-être «simple», mais la façon d’y arriver, elle, l’est beaucoup moins…
Je suis optimiste.
( c’était pour toi ça, monsieur Edmunds
)
-Youssef Shoufan-
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