Depuis l’automne dernier, je travaille au collège Stanislas et passe donc par le métro Outremont trois fois par semaine. Et à presque toutes ces fois, à l’entrée comme à la sortie du métro, il y un homme dans la vingtaine qui attend au bas des escaliers roulants en demandant de l’argent dans sa casquette qu’il secoue à l’approche des gens.
Aujourd’hui, je lui ai donné de la monnaie pour la première fois. En fait, c’était peut-être la deuxième ou troisième fois. C’était en tous cas une deuxième première fois. Ce que je veux dire, c’est que je réalisais simplement qu’au moment où des gens du monde entier se mobilisaient pour venir en aide à Haïti, il y avait en même temps des personnes qui souffraient ailleurs, des personnes qui souffraient ici.
photo CC flickr par T R L
Haïti
Je ne voudrais par contre aucunement minimaliser l’importance des dégâts qui se sont produits sur l’île à cause des tremblements de terre. Au contraire, » Read the rest of this entry «